Au nom du père

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Au nom du père

(cc) Roger Schultz / Flickr

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“Nomen omen”, disaient les Romains : le nom est un présage. L’historien John Scheid relève ce que la saga emprunte aux mythes, et notamment la forme prophétique des noms des personnages. Ainsi du “père sombre”, Dark Vador.

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★ John Scheid: Je me souviens que j’étais avec mon ami le poète et philologue Jesper Svenbro et que nous nous sommes dit en sortant du cinéma – cela devait être en 1977 – que le réalisateur avait tout simplement porté un roman hellénistique à l’écran : des aventures invraisemblables, menant les héros dans des contrées inouïes, le tout baignant dans des histoires familiales compliquées ! C’est vraiment le genre d’aventures qu’on pouvait lire au IIe siècle de notre ère chez Achille Tatius, ou plus tard dans le Roman d’Alexandre, avec des gens qui se reconnaissent tout à coup, des liens familiaux qui se dévoilent, des créatures bizarres… La seule chose qui m’a manqué – je me souviens d’avoir pensé cela –, c’est le religieux ; il y avait bien un vague ésotérisme avec Yoda mais, à mon sens, ce n’est pas de la religion.

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