Bac philo 2026
Bac philo 2026 : les sujets et corrigés pour vous entraîner
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À quelques semaines du jour J, rien ne vaut l’entraînement pour apprendre à problématiser un sujet, construire une argumentation rigoureuse et identifier les étapes d’un raisonnement. Retrouvez une sélection de sujets corrigés, classiques et récents, pour réviser les notions essentielles du programme et vous familiariser avec les attentes de l’épreuve.
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Avec une méthode, 17 notions et de nombreux auteurs au programme, l’épreuve de philosophie du baccalauréat nécessite une bonne préparation en amont. Dissertation ou explication de texte, chaque exercice obéit à des règles bien précises qu’il faut s’approprier progressivement. Pour vous aider à réviser efficacement, nous avons sélectionné 18 sujets corrigés parmi tous ceux disponibles sur notre site : des sujets tombés ces dernières années pour les filières générales et technologiques, mais aussi plusieurs sujets classiques, particulièrement utiles pour consolider sa culture philosophique et comprendre comment maîtriser l’analyse des termes ou l’identification des moments argumentatifs.
Technique, vérité, liberté, bonheur, art, État, religion ou encore travail : ces corrigés couvrent les notions majeures du programme et permettent de se familiariser avec les grandes références philosophiques. Pour ne pas se laisser intimider par autant de contenu, il faut commencer par regarder les sujets qui vous plaisent, comme vous le feriez pour choisir celui sur lequel vous composerez le jour de l’épreuve.
Corrigés des sujets de dissertation des années précédentes, et les classiques
Les sujets de dissertation des deux dernières années, pour la filière générale :
- Notre avenir dépend-il de la technique ? De l’invention de l’électricité à la démocratisation de l’intelligence artificielle, le fonctionnement de nos sociétés semble de plus en plus pieds et poings liés à la technique. Pourtant, à mesure que les innovations deviennent de plus en plus complexes et que nous en sommes de plus en plus dépendants, la technique devient aussi une menace.
- La vérité est-elle toujours convaincante ? Naïvement, on pense que les faits seuls suffisent à convaincre ; pourtant, dans la vie quotidienne, la vérité se heurte à l’indifférence, à la confusion, aux intérêts personnels, voire au rejet. À l’époque de la désinformation et des fake news, ce sujet est plus que jamais d’actualité !
- La science peut-elle satisfaire notre besoin de vérité ? Certains ne jurent que par la science, d’autres considèrent qu’elle ne suffit pas pour penser la complexité de l’existence. La spiritualité, la religion ou l’art se présentent comme d’autres voies dont la première vérité consiste à affirmer que la rationalité scientifique n’épuise pas toute la vérité.
- L’État nous doit-il quelque chose ? La première attente du citoyen envers l’État, c’est d’abord la sécurité et la justice. Comme forme suprême du pouvoir toutefois, l’État est d’abord l’institution à laquelle nous devons l’obéissance. Il y a donc une forme de circularité du devoir. Pour s’assurer que l’État honore ainsi son devoir de justice et de protection, il faut le contraindre par la séparation des pouvoirs.
Pour la filière technologique :
- Sommes-nous libres en toutes circonstances ? Abordant différents aspects de la liberté (politique, moral, métaphysique), il s’agit de questionner le poids des circonstances et des déterminismes qui peuvent la limiter.
- Avons-nous besoin d’art ? On considère que l’art n’a pas d’autre finalité que lui-même, que c’est une production qui n’a pas vocation à servir à quelque chose. Pourtant, l’art existe toujours et n’est pas prêt de disparaître.
- La nature est-elle hostile à l’homme ? Considérer les catastrophes naturelles sous le prisme de l’hostilité, c’est attribuer injustement une intentionnalité à la nature. La réflexion philosophique, par différence d’avec une explication religieuse, exige de prendre du recul par rapport à ce rapport spontané en face de la dangerosité du monde qui échappe à notre contrôle.
- L’artiste est-il maître de son travail ? On dit parfois du véritable artiste qu’il est celui dont la production ne se réduit pas à une pure maîtrise technique, mais dont le génie provient d’une inspiration spontanée qu’il ne maîtrise pas. D’autre part, l’artiste ne maîtrise pas non plus totalement l’interprétation de son œuvre, puisque celle-ci est en partie décidée par la réception du public.
Et quelques sujets classiques :
- Une religion sans dogme est-elle possible ? Porteuses d’une vérité révélée, les religions ont leurs textes sacrés et leurs porte-parole, énonçant des règles qui forment un dogme. Pourtant, l’expérience religieuse ne dépend pas nécessairement de l’adhésion à ce que prônent officiellement les églises, et certains affirment d’ailleurs que ces dogmes font obstacle à la foi véritable. Il y a donc un jeu d’équilibre entre l’obéissance et la libre interprétation.
- Une œuvre d’art peut-elle ne pas être belle ? La beauté semble être un pré-requis pour qu’une œuvre d’art soit considérée comme telle. Pourtant, cette adéquation ne va pas de soi : ce qui est qualifié de « beau » dépend de variations culturelles et subjectives. C’est pourquoi l’art contemporain se présente notamment dans une volonté d’affranchir la création artistique du jugement de goût et des catégories esthétiques.
- Le bonheur est-il un rêve inaccessible ? Il n’y a pas de chemin direct pour atteindre le bonheur. Voilà pourquoi nous multiplions les voies détournées : l’amour, l’argent, la reconnaissance. Mais le bonheur, par nature fugace et spontané, ne se commande pas – c’est le sens premier de son étymologie. Parce qu’il se dérobe chaque fois que nous pensons le tenir, la première étape pour atteindre le bonheur est peut-être de se détacher de cet idéal.
Corrigés des explications de texte des années précédentes, et les classiques
- Explication de texte d’un extrait de Théorie de la justice, de John Rawls, sur le droit des individus à être informés pour participer aux décisions collectives. Dans cet extrait, Rawls fait de l’accès à l’information une condition essentielle de la liberté politique et de l’exercice véritable de la citoyenneté démocratique.
- Explication de texte d’un extrait de la Théorie des sentiments moraux, d’Adam Smith, présentant une conception de la société sur le modèle du commerce marchand. Le commentaire éclaire la manière dont Smith pense les relations sociales à partir de l’échange, tout en montrant que la société ne peut reposer uniquement sur l’intérêt individuel.
- Explication de texte d’un extrait du livre IX des Lois, de Platon, sur la nécessité morale et politique d’établir des lois pour diriger la cité. Dans ce texte, Platon montre comment la transcription des vertus dans les formes de la loi permet de préserver la société en guidant les individus vers le bien commun plutôt que vers leur intérêt particulier.
- Explication de texte d’un extrait de La Condition ouvrière, de Simone Weil, sur l’aliénation de l’ouvrier par son travail à l’usine. Weil montre comment la répétition des micro-tâches dans le travail à la chaîne entraîne un abrutissement du travailleur et corrompt la créativité naturelle de l’esprit humain.
- Explication de texte d’un extrait des Règles pour la direction de l’esprit, de René Descartes, sur la manière dont l’arithmétique et la géométrie dictent la méthode pour bâtir toutes les autres connaissances. Ces deux sciences sont érigées en modèles de rigueur de par leur simplicité : les vérités mathématiques ne sont pas troublées par l’expérience sensible ou l’imagination, et chaque nouvelle est dérivée de celle qui la précède.
- Explication de texte d’un extrait de La Connaissance objective, de Karl Popper, proposant une définition et une critique du déterminisme physique, ce dernier étant qualifié de « cauchemar » par Popper, car il réduit à néant l’idée même de création libre au nom d’une vision mécaniste du monde.
- Explication de texte d’un extrait de Condition de l’homme moderne, de Hannah Arendt, sur la différence entre l’outil et la machine, et comment cette évolution technique transforme l’existence humaine en profondeur. Là où l’homme utilisait l’outil, il doit désormais s’adapter à la machine, renversant ainsi le rapport existentiel.
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