Coup d’envoi de la sixième saison de La Semaine de la Pop Philosophie

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Coup d’envoi de la sixième saison de La Semaine de la Pop Philosophie
La Semaine de la pop philosophie revient du 6 au 11 octobre à Bruxelles, puis du 20 au 25 octobre 2014 à Marseille. Quelques jours pour interroger les concepts à la lumière de la culture pop. Et inversement.

La Semaine de la pop philosophie – saison 6 – débute avec un premier rendez-vous à Bruxelles du 6 au 11 octobre (un décentrement belge initié l’an passé), suivie d’une semaine à Marseille du 20 au 25 octobre 2014, où est né le festival.

Comme chaque année, depuis 2009, ce festival de la pop philosophie créé à l'initiative de Jacques Serrano accueille philosophes, sociologues, économistes, artistes et journalistes derrière un front commun : « tirer des objets les plus triviaux les conséquences les plus élevées – un art qui, s’il n’est pas excitant, n’est rien. »

 

 

Chanson, séries ou blockbusters, animaux de compagnie, rugby… nul objet ni pratique de culture populaire qui ne soit philosophique.

Au programme à Bruxelles et à Marseille, notamment :

La fin du film. La fin du monde. Intervention de Peter Szendy.
« La fin du film, c’est la fin du monde. La fin du monde, c’est la fin du film. » Le philosophe tentera de « sonder cette double équivalence, qui fait la loi du genre apocalyptique, dans toutes ses résonances et toutes ses conséquences. » 
À Bruxelles, mardi 7 à 19 heures
 

Pet philosophy - Pet scanning. Rencontre avec Vinciane Despret.
Pour la philosophe éthologue, « La frontière entre les animaux humains et les animaux non humains, dit-on aujourd’hui, subit des modifications assez remarquables.  Les vieilles rengaines de l’exceptionnalisme humain semblent donc, enfin, perdre de leur puissance mobilisatrice ou fascinatoire. Ces changements ont des répercussions perceptibles sur les relations avec les animaux familiers. Mais, pourrait-on également suggérer, les animaux familiers auraient peut-être activement contribué à ces transformations qui touchent une bonne part des espèces, ils auraient en quelque sorte joué le rôle de médiateurs, de facilitateurs ou encore d’êtres transitionnels. »
À Bruxelles, mercredi 8 à 14 heures
 

La série, l'amour, la mort. Six Feet Under. Rencontre avec Tristan Garcia, suivie d’un échange avec Laurent de Sutter.
Le jeune philosophe s’interrogera sur la « forme de relation amoureuse à la série, chérie dans sa mortalité même. Relançant sans cesse une promesse de fin, la série soit s’achève, soit lasse, soit disparaît par accident et nous laisse inconsolés. Toute série est une promesse amoureuse de fin et d’infini mêlés, qui produit chez le spectateur l’espoir que ça ne s’arrête pas et le désir que ça finisse. Et toute grande série est une entreprise de séduction qui ne tient qu’à ces questions : qui partira le premier ? Et : est-ce que ça s’arrêtera avant la fin ? »
À Bruxelles, jeudi 9 à 19 heures
 

La chanson. Rencontre avec Vincent Delecroix.
« Chanter est l’une de nos activités les plus quotidiennes. Mais elle n’est pas une simple ornementation : fugace et fragile, elle plonge ses racines dans nos existences. Qui sommes-nous lorsque nous chantons ? Rossignols ou perroquets ? De la voix de casserole au duo d’amour, on cherche ici à définir la présence au monde dont témoigne la voix chantante. »
À Bruxelles, samedi 11 à 10 heures
 

Rugby quantique. Rencontre avec Étienne Klein.
Pour ce physicien philosophant , « Le pari du rugby apparaît comme l’envers de celui de la physique : il est non pas d’expliquer le réel par l’impossible mais de démontrer l’impossibilité de l’impossible par le réel : un ballon arrive dans les mains d’un joueur et tout d’un coup, il semble prendre une valeur infinie, ce ballon, car dans l’espoir féroce de s’en saisir des types dont les masses flirtent avec le quintal tombent sur le malheureux. Et sans qu’on comprenne bien comment, il parvient pourtant à faire une passe miraculeuse ou à exécuter un drop… A priori, cela semble rigoureusement impossible, mais puisqu’il l’a fait, c’est que ce n’était pas tout à fait impossible… D’un geste, il démontre donc dans le réel l’impossibilité de l’impossible. »
À Marseille, mercredi 22 à 14 heures
 

Pop music et théorie. Rencontre avec Agnès Gayraud.
« Si la musique pop se pique d’innocence, elle est peut-être  l’art le moins innocent de l’histoire. On poussera plus loin l’hypothèse : et si, d’Elvis Presley à Rihanna, se tramait sous l’apparence légère des hits la critique de la rationalité la plus ambiguë et la plus fascinante de ces soixante dernières années? »
À Marseille, mercredi 22 à 14 heures
 

Pet philosophy - Pet scanning. Rencontre avec Vinciane Despret (philosophe) et Robert Maggiori.
À Marseille, vendredi 24 à 19 heures
 

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