Hors-série n° 37

Le Mal

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Le Mal

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Du “serial killer” au tueur de masse, du violeur au criminel de bureau, le Mal hante nos imaginaires, et,parfois, il fait irruption dans nos vies. Qui est-il ? D’où vient-il ? Absolu ou relatif ? Et s’il était le propre de l’homme ? Et s’il était banal - extrême, intolérable, mais banal, comme le pensait Hannah Arendt après le procès Eichmann ? Une seule chose est sûre : il n’y a pas de mal à y réfléchir.

 


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Le Mal

Qui oserait encore affirmer, avec Socrate, que « nul n’est méchant volontairement » ? Notre époque se reconnaîtra plus volontiers dans l’idée inverse, que l’homme est cet animal capable de faire le mal volontairement. « Le mal n’est pas en dehors de nous, comme un ange déchu et tentateur, mais en nous (…) dès que nous cessons de lui résister », comme l’écrit André Comte-Sponville.

Le Mal existe-t-il ? 

Sans doute – puisque nous avons besoin de lui pour qualifier les actes de barbarie sur un enfant, ou les tortures dans les prisons de Bachar el-Assad. Mais que savons-nous vraiment de lui ? Est-il relatif ou universel ? Dans notre nature intime ou dans la société ? Conscient ou inconscient ? Ces questions ont divisé les philosophes de saint Augustin à Kant, jusqu’à ce que Hannah Arendt renouvelle le débat – et la polémique – avec son concept de « banalité du mal ».

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