Questionnaire de Socrate

Zabou Breitman. Bienveillante

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Cet article est issu du numéro 74 de Philosophie magazine « 74 - novembre 2013 », en kiosque le 24 octobre 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Dans tous ses spectacles, Zabou Breitman ne laisse pas une seconde à l’approximation. Par respect pour ses collègues, les spectateurs et les «gens» en général. Les gens, un mot qui revient souvent dans sa bouche et le titre d’un spectacle phare qu’elle a porté avec son ami, Laurent Lafitte. Elle retrouve ce dernier à la rentrée dans «Le Système Ribadier» à la Comédie-Française, tandis qu’elle jouera dans une pièce de Yasmina Reza – «Comment vous racontez la partie» – et fera son entrée à l’opéra, en 2014, avec une mise en scène de «L’Enlèvement au sérail».

Quel est votre démon ?

L’antiponctualité, un démon polymorphe qui se réveille dans la vie courante mais prend sa forme inverse dans la vie professionnelle. Ce démon paradoxal me jette dans la crainte de ne pas être prête à temps !
 

Quelle est la question qui vous tourmente ?

La fin. Elle me rappelle qu’il existe donc bien une connaissance ultime, qui me taraude mais que je ne souhaite pas acquérir.
 

Ce qui vous met en colère ?

La bêtise ou le manque de poésie. Des synonymes. Le refus de la poésie est un manque d’humanité, un aplanissement de l’imaginaire qui m’exaspère.
 

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