Les vétérans
« Ne pas seulement réciter son cours »
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— Julien Staszewski, 17 ans, terminale L, en fac de philosophie (parcours général) à Paris (Paris-1). 16/20 en 2012.
« J’ai toujours aimé réfléchir sur le monde, c’est pourquoi la philosophie m’a tout de suite intéressé. J’avais plutôt de bonnes notes en terminale mais je tentais parfois des copies un peu exotiques et c’était alors plus aléatoire. Je ne travaillais pas vraiment la philosophie à la maison, je faisais le minimum. J’étais simplement attentif en classe et je considérais chaque devoir comme une possibilité d’improvisation. J’utilisais beaucoup Internet pour m’informer ainsi que certains ouvrages de philosophes. Le seul reproche que l’on me faisait, c’était de ne pas assez développer mes devoirs car je suis un adepte des copies courtes. J’ai appréhendé l’épreuve de philosophie avec une totale curiosité, celle de savoir sur quel sujet j’allais tomber, sur quoi j’allais pouvoir m’amuser. Le jour du bac, je savais que je prendrais la dissertation, dans laquelle je pouvais davantage laisser libre cours à mes idées plutôt que d’être centré sur un texte. J’ai choisi le sujet “Que gagne-t-on en travaillant ?”, même si j’aurais préféré un sujet un peu plus drôle. J’avais peur, en prenant “Toute croyance est-elle contraire à la raison ?”, d’aller trop loin ou d’être trop provocateur. J’ai préféré être raisonnable et ne pas faire une copie “quitte ou double” comme j’avais pu le faire au bac blanc par exemple, où j’ai eu 10. Quant à l’organisation pendant l’épreuve, j’improvise toujours ! Je lis le sujet, je fais un plan et j’y vais. Par contre, je me relis systématiquement pour corriger les éventuelles fautes d’inattention. Si je peux donner un conseil aux futurs bacheliers, c’est de ne pas être crispé et de ne pas simplement réciter son cours. Et surtout avoir l’audace de ne pas forcément faire des choses habituelles. Je pense qu’avec un brin d’humour, d’ironie et de panache, on peut faire mouche. Le meilleur conseil que je puisse donner, c’est donc d’oser, même s’il faut aussi savoir se retenir pour ne pas partir trop loin. Je suis intéressé par tout, curieux de tout, et je pense que c’est aussi pour cela que je fais de la philosophie aujourd’hui, car c’est une discipline très vaste qui n’est pas spécialisée dans un domaine. »