Questionnaire de Socrate

Arnaud Desplechin. Étoile filmante

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Arnaud Desplechin (détail photo)

Arnaud Desplechin (détail photo). © Philippe Quaisse/PascoAndCo

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Cet article est issu du numéro 160 de Philosophie magazine « Penser, c’est dire non ? », en kiosque le 02 juin 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Dans Frère et sœur, le cinéaste élargit le répertoire familial et intimiste exploré dans ses précédents films mais aussi au théâtre. Centré sur la relation conflictuelle non soldée entre une sœur et son frère, le long métrage puise sa matière dans des références mythologiques et littéraires, qui n’écrasent jamais sa vitalité. Avant sa présentation au festival de Cannes, il a accepté de répondre du tac au tac à nos questions. Un exercice à contre-emploi pour lui, réputé avoir le verbe facile et un esprit d’escalier. À l’image de son café ultra-serré – « un centimètre, pas plus » –, il condense les souvenirs de sa jeunesse, ses obsessions, ses rêves.

 

Quelle promesse vous êtes-vous faite à vous-même ?

Entrer dans la question du cinéma ; le cinéma n’est pas une réponse mais une façon de questionner le monde : vouloir participer à ce questionnement, c’est ma promesse.

 

Quel autre métier auriez-vous pu exercer ?

J’aurais été désespéré de naître avant la naissance du cinéma, mais j’aurais bien aimé être historien de l’art, comme Daniel Arasse.

 

Une rencontre déterminante dans votre parcours ?

Jean Douchet, Claude Lanzmann, Stanley Cavell.

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