Technologie / Vie privée

Des données sous clé

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Cet article est issu du numéro 124 de Philosophie magazine « Avons-nous besoin des élites ? », en kiosque le 25 octobre 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

L’inventeur du Web propose des « coffres-forts numériques » dans lesquels conserver nos données personnelles… dans les pas de Locke.

Vos playlists constituées au fil du temps sur Spo­ti­fy, vos collections de photos retouchées sur Instagram, votre répertoire sur Google, l’historique de vos voyages sur Facebook ou de vos amants sur Tinder… Toutes nos prétendues données « personnelles » sont en fait dépendantes des fournisseurs de services. Ces informations, qui sont un prolongement de notre intimité, permettent surtout aux géants d’Internet de valoriser leurs entreprises en proposant de la publicité ciblée, quand elles ne sont pas dérobées. Le 25 septembre, les équipes de Facebook annonçaient en effet que 50 millions de comptes avaient été piratés. Le 8 octobre, on apprenait que les données de plus d’un demi-million de comptes Google+ avaient été exposées à une faille de sécurité… durant trois ans.

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