France / Société

Drumont et les racines de la haine anti-bobos

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Édouard Drumont (cc) Wikimedia Commons / BnF

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Cet article est issu du numéro 111 de Philosophie magazine « L’idéal de simplicité », en kiosque le 06 juillet 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

C’était un cliché. C’est en train de devenir une insulte pouvant inciter à la violence. Mais sait-on que le terme de bourgeois bohème a été créé, à la fin du XIXe siècle, par un polémiste populiste et antisémite ?

Haro sur le « bobo » ! Le bourgeois bohème est (re)devenu l’ennemi à abattre. On lui reproche de poser au rebelle et au généreux, tout en profitant de sa situation de privilégié. Après avoir été éliminé au premier tour de la législative, l’homme politique Henri Guaino a dénoncé « un électorat à vomir », composé pour moitié de bobos « dans l’entre-soi ». Quelques jours plus tard, le 15 juin, sur un marché parisien, un homme agresse Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate des Républicains sur la même circonscription (photo). Il l’aurait traitée de « bobo de merde ». Identifié quelques jours plus tard, il est mis en examen. On découvre qu’il est le maire d’un village de l’Eure. Il a apporté son parrainage, en vue de l’élection présidentielle, à… Henri Guaino. Pourquoi une telle violence à l’encontre des « bobos » ?

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