Est-ce que c’est intéressant, de mourir ?
© Tomi Ungerer pour PM
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 63 de Philosophie magazine « 63 - octobre 2012 », en kiosque le 28 septembre 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Giovanni, 4 ans
On craint la mort parce qu’on l’accuse à tort de toutes les agonies et de toutes les fatalités. Elle n’intervient que pour finaliser les fléaux naturels ou ceux provoqués par l’homme. Maladies, catastrophes ou guerres ne sont pas de son ressort. Elle ne fait que récolter.
La mort est à la fois douanière et hôtesse. Elle vous accueille pour un safari, une aventure dans un autre monde. Un soulagement pour certains, un deuil pénible pour ceux qui restent. Elle respecte la « Déclaration des droits de l’homme » et veille à ce que nous mourions tous égaux.
Pour ceux qui ont foi dans une religion, il y a dans ce transfert une forte dose d’appréhension. Devant la menace d’un jugement dernier, quelle sera la sentence ? L’enfer ou le paradis ? Tous les deux à perpétuité comme une condamnation.