Internet

Faux contacts

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Cet article est issu du numéro 7 de Philosophie magazine « 7 - mars 2007 », en kiosque le 22 février 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

La censure n’en finit pas de sévir sur la Toile. En vain. Sur Internet comme nulle part ailleurs, les règles sont faites pour être contournées. Les sites de partage de vidéos comme YouTube ou MySpace se sont équipés d’une police interne qui contrôle les copyrights et le contenu des vidéos qu’ils diffusent. Respectabilité oblige ! Du coup, les amateurs de sensations fortes, adolescents au premier rang, vont voir ailleurs. De nombreux concurrents adoptent une politique beaucoup plus permissive. Exemple avec Stickam.com : chacun peut mettre en ligne ses vidéos librement. La pornographie est exclue mais pas la nudité. Une trentaine d’« administrateurs » sont payés pour vérifier que les centaines de milliers d’utilisateurs ont bien compris la distinction. Faut-il préciser que les mailles du filet sont assez lâches ? Et le succès est au rendez-vous. Car n’importe qui peut se connecter pour chatter en direct et avec webcam. D’où les slogans qui célèbrent la liberté d’expression et le bonheur de communiquer.

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