L’expression

“Goumin” : faut-il mettre en scène ses peines de cœur ?

Temps de lecture : 1 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 197 de Philosophie magazine « L’Empire, stade ultime du capitalisme ? », en kiosque le 19 février 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

La popularité sur les réseaux sociaux de ce mot d'argot ivoirien désigne une tendance : le récit public de ses chagrins d'amour.

 

Emprunté à l’argot ivoirien, le goumin désigne le chagrin d’amour. La prolifération du mot sur les réseaux sociaux s’accompagne d’une nouvelle tendance : le récit public de ses peines de cœur. 

Plus jamais seuls ?

Alors que, traditionnellement, « je reste seule avec mon angoisse, ma souffrance, ma culpabilité, ma colère ou ma haine », si bien qu’il n’y a « pas d’histoires du désamour » comme le note Fabienne Brugère dans son essai Désaimer, les petites et grandes ruptures s’exposent de plus en plus. Est-ce une manière de s’apaiser en partageant ce qui fait du mal… ou une nouvelle étape de la mise en scène de soi ?