Henry David Thoreau. L’appel de la forêt
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Cet article est issu du numéro 3 de Philosophie magazine « 3 - août/sept. 2006 », en kiosque le 27 juillet 2006. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Henry David Thoreau s’extrait volontairement de la civilisation et s’installe en pleine forêt américaine, à Walden. De cette expérience est née sa réflexion sur la notion de désobéissance civile. Question qui n’a rien perdu de sa fraîcheur.
Passeport
Nom : Thoreau
Prénoms : Henry David
Né le 12 juillet 1817 et décédé le 6 mai 1862 à Concord (États-Unis)
Œuvres principales : Walden ou la Vie dans les bois, La Désobéissance civile
Signes particuliers : célibataire endurci, agriculteur et « transcendentaliste », cherche à faire
de sa vie un poème
Raison de partir : se soustraire à l’autorité de l’État
« À quoi bon accumuler des biens quand on est sûr de les voir filer ? […] On doit vivre en soi, ne dépendre que de soi, et, toujours à pied d’œuvre et prêt à repartir, ne pas s’encombrer de multiples affaires. »
La Désobéissance civile
Singulière expérience que celle de Henry David Thoreau. En 1845, l’écrivain américain tourne
le dos à la civilisation. Il quitte sa bourgade de Concord, dans le Massachusetts, et s’installe en pleine forêt. À Walden, il construit une cabane au bord d’un étang. Ce sera son abri pendant presque deux ans. Thoreau ouvre les yeux sur la nature et les saisons, la terre et le ciel, les plantes et les bêtes. Non pas en naturaliste, mais en poète et philosophe. « Le matin, écrit-il, c’est quand je m’éveille et qu’une aube est en moi. »