États-Unis / Fait divers
La forêt qui cache la liberté
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 109 de Philosophie magazine « Travail, je t'aime (moi non plus) », en kiosque le 27 avril 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
L’histoire d’un ermite américain resté vingt-sept ans dans l’isolement a suscité l’enthousiasme. Elle fait désormais l’objet d’un livre et pose une vraie question : que produit la solitude ?
Il n’avait que 20 ans lorsqu’il a tout quitté. En 1986, Christopher Knight s’est retiré dans les bois sans raison ni préavis, après un long périple qui l’avait mené de Boston vers la Floride, en longeant la côte Est des États-Unis vers le Sud, puis, faisant demi-tour pour remonter vers le Maine, dans le Nord, à la frontière avec le Canada. Le voyageur a alors rejoint le lac de Moosehead. De là, il s’est enfoncé dans la nature jusqu’à ce que le chemin l’oblige à continuer à pied. Il a laissé les clés de sa voiture sur le tableau de bord et s’est perdu sans aucun plan ni aucune précaution, sinon quelques articles de camping, des vêtements et un peu de nourriture. Il a ensuite vécu comme un ermite durant un quart de siècle.