Les quatre cavaliers de l’Apocalypse
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Cet article est issu du numéro 49 de Philosophie magazine « 49 - mai 2011 », en kiosque le 27 avril 2011. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Il y a plusieurs manières de considérer le pire. Du désespoir à l’ironie, du devoir moral au sursaut, voici quatre œuvres essentielles pour apprendre à vivre avec la menace.
Günther Anders : le catastrophisme tragique
L’auteur
Le penseur allemand Günther Anders (1902-1992) a fréquenté les plus grands philosophes de son temps : suivant les cours de Heidegger, il soutient sa thèse sous la direction de Husserl et épouse Hannah Arendt. Son œuvre est marquée par une vision extrêmement pessimiste de l’avenir de l’homme et une réflexion critique à l’égard des nouvelles technologies.
L’ouvrage
L’Obsolescence de l’homme a été publié en 1956. Le troisième essai qui compose cet ouvrage, « Sur la bombe et les causes de notre aveuglement face à l’apocalypse », interroge les effets de l’apparition du nucléaire. L’occasion pour Günther Anders, marqué par l’événement Hiroshima, de mettre en évidence les effets incontrôlés à long terme du nucléaire.
L’Obsolescence de l’homme. Sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle (1956), traduit de l’allemand par Christophe David, (L’Encyclopédie des nuisances/Ivrea, 2002).
Sa proposition
Le catastrophisme de Anders repose sur l’idée que le nucléaire confère à l’homme les moyens de détruire la planète. En fait, c’est notre manière d’envisager l’histoire qui s’en trouve métamorphosée. Celle-ci n’est plus tendue vers le Jugement dernier ou un progrès indéfini, mais vers l’autodestruction de l’humanité.