Technologie
L’intelligence organoïde est-elle l’avenir de l’IA ?
Les neurones humains, visibles sur la puce en silicium, se connectent entre eux parmi un ensemble d’électrodes d’entrée/sortie. © Cortical Labs
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Le « bioordinateur », hybride de puces informatiques et de neurones cultivés en laboratoire, va-t-il remplacer les machines que nous connaissons ? Peut-être, car il est censé atteindre un jour l’efficacité du cerveau humain.
CL1 : c’est le nom, un peu austère, du premier « bioordinateur » commercialisé par la start up australienne Cortical Labs. Cette étrange machine entrelace puces en silicium et neurones cultivés en laboratoire à partir de cellules souches humaines. Les puces en silicium permettent de stimuler les neurones, de leur communiquer une information à traiter et d’enregistrer leur activité, traduite dans un langage informatique.
Pour maintenir en vie les neurones, Cortical Labs a dû développer un système de survie complexe : pompes de filtration des déchets émis par l’activité biologique, contrôle de la température, mélangeur de gaz pour réguler les niveaux d’oxygène, d’azote et de dioxyde de carbone, système circulatoire pour diffuser une solution riche en nutriments, etc. L’ordinateur devient une sorte d’animal de compagnie dont il faut prendre soin, et qu’il faut notamment nourrir ! Impossible d’oublier la machine dans un coin et de la rallumer des semaines plus tard : la continuité du métabolisme doit être assurée.