Nicolas Bouchaud. En ordre de bataille
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Cet article est issu du numéro 77 de Philosophie magazine « 77 - Mars 2014 », en kiosque le 20 février 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Intello hirsute, Nicolas Bouchaud a le cheveu fou qui suit le cours d’une pensée agitée, en marche. Elle est la mire de sa carrière et le cœur du “Projet Luciole”, une incarnation pour la scène de la réflexion critique d’Adorno à Lyotard. Un succès du dernier Festival d’Avignon porté par un désir : réenchanter le quotidien, contre les nuits de l’homme. L’acteur sera à l’affiche de trois films au printemps : “Nuits d’été”, de Mario Fanfani, “Dans la cour”, de Pierre Salvadori, et “La Belle Vie”, de Jean Denizot.
Avez-vous peur de la mort ?
Oui.
Votre devise ?
« Alors bienvenu, air impalpable que j’embrasse. » Une phrase prononcée par Edgar dans Le Roi Lear alors que sa Fortune est au plus bas. Shakespeare résume ainsi notre épreuve commune : la joie n’est peut-être rien d’autre que « d’embrasser l’air impalpable ». Au cœur de la tragédie, c’est l’espoir qu’Edgar découvre.
De quelle illusion vous bercez-vous ?
Ce sera encore mieux demain.
Pour vous, l’inspiration c’est…