Questionnaire de Socrate
Noémie Lvovsky. La vie ne lui fait pas peur
Noémie Lvovsky. © Carole Bethuel
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 169 de Philosophie magazine « Complotisme. Pourquoi se raconte-t-on des histoires ? », en kiosque le 27 avril 2023. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
En février dernier sortait en salles La Grande Magie, sa huitième réalisation après, notamment, La vie ne me fait pas peur, Les Sentiments ou Camille redouble, tous traversés par une fantaisie teintée d’inquiétude. Un style que Noémie Lvovsky a imposé comme cinéaste, mais aussi comme scénariste et comme actrice populaire. À l’affiche du nouveau long métrage de Maïwenn, Jeanne du Barry, présenté en ouverture du Festival de Cannes, elle n’en finit pas de jouer et d’écrire. Comme si le cinéma, par la magie qu’il confère à la vie, la consolait d’une peine discrète, d’une angoisse du temps qui passe, motif central de ses films.
Votre plus vieux souvenir ?
Lorsque, vers l’âge de 2 ans, j’ai vu mon père riant aux éclats devant les Marx Brothers à la télé.
Le meilleur conseil qu’on vous ait donné ?
Il me vient de mon ancien professeur, le penseur du cinéma Jean Douchet : « En aimant beaucoup les films, on aime mieux la vie, et en aimant beaucoup la vie, on aime mieux les films. »
Une rencontre déterminante ?
Dans l’ordre chronologique : Arnaud Desplechin, Jean Douchet, Valeria Bruni-Tedeschi, Claude Lanzmann, Florence Seyvos.