Numérique

Petite philosophie des Gafam

Temps de lecture : 5 min

GAFAM : Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft... dans le désordre

GAFAM : Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft... dans le désordre. © Morning Brew/Unsplash

Cet article est réservé aux abonnés.

Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft : cinq géants de la high tech qui règnent, aujourd’hui, sur l’économie du numérique. Cinq superpuissances hégémoniques, sans doute. Leur position dominante ne doit pas, cependant, occulter leurs rivalités et leurs philosophies souvent fort différentes. Tour d’horizon.

 

Microsoft et Apple 

Contrairement aux autres membres du club très sélect des Gafam, les deux monstres de l’informatique n’ont pas pour objectif – pour objectif premier, du moins – la collecte des données. Leur domaine d’activité, c’est la conception et la vente des interfaces qui permettent de se connecter au réseau internet. Des systèmes d’exploitation, bien entendu, mais aussi des appareils et terminaux (des personal computers en l’occurrence, des ordinateurs personnels, mais bien sûr, et de plus en plus, des smartphones et autres tablettes mobiles). Les deux géants sont concurrents directs, quoique leurs stratégies diffèrent.

  • Microsoft table d’abord sur les systèmes d’exploitation (Microsoft Windows) plutôt que sur le hardware (les appareils). La firme propose un produit relativement bon marché, qui vise le plus grand nombre de consommateurs possibles. Elle considère, par ailleurs, que l’ordinateur doit servir à tout. Raison pour laquelle Windows est un système d’exploitation particulièrement ouvert à l’installation de logiciels et d’extensions supplémentaires. Windows se veut inachevé et évolutif. 
  • Tout le contraire d’Apple. Le système d’exploitation de la firme à la pomme est beaucoup plus fermé. Il est d’ailleurs quasiment indissociable des ordinateurs Apple : l’entreprise contrôle l’ensemble de la production, des composantes informatiques aux logiciels, et propose un produit fini parfaitement achevé. Un produit qui ne prétend pas tout faire, mais fait « très bien » une quantité limitée de tâches. Un produit qui se veut, par ailleurs, haut de gamme : en pratiquant des tarifs toujours plus élevés, Apple s’adresse à des consommateurs privilégiés et joue une grande partie de son succès sur sa réputation, sur la confiance des utilisateurs. Raison pour laquelle le géant passe pour le bon élève de la Silicon Valley en matière de protection des données. « Ce qui se passe sur votre iPhone reste sur votre iPhone », selon un slogan.
Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

Puissance (en puissance)