Pourquoi triche-t-on au jeu ?
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 109 de Philosophie magazine « Travail, je t'aime (moi non plus) », en kiosque le 27 avril 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
As dans la manche, antisèches, dopage... Que cachent ceux qui se jouent des règles ? Quelques arguments à l’usage de ceux qui détestent perdre.
Pour rester à la première place
Nicolas Machiavel (XVe-XVIe siècle)
La fin justifie les moyens, écrit en substance l’auteur du Prince. Parfois, dans des situations extrêmes où l’honneur est en jeu, et en particulier dans le grand échiquier politique, il faut savoir recourir aux moyens les plus immoraux (triche et mensonge) pour parvenir à ses fins : garder la première place. C’est le principe du double effet : ma grande carrière de champion de France vaut bien une petite entorse à la morale, un petit coup de dopant. Après tout, par rapport à la puissance que je compte emporter, il n’y aura pas, ou si peu, de dommages collatéraux. Alors, allons-y, tous les coups sont permis.