Raphaël Imbert. Souffler, c’est jouer
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 97 de Philosophie magazine « Peut-on choisir ses désirs ? », en kiosque le 18 février 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
À 15 ans, il s’est retrouvé par hasard avec un saxophone entre les mains. Depuis, un passage au conservatoire de Marseille, une enquête musicale et philosophique sur les traces de cette "spiritualité" propre aux jazzmen ("Jazz supreme. Initiés, mystiques & prophètes", Éd. de l’Éclat, 2014) et une soif de rencontres ont fait de Raphaël Imbert une place forte du jazz contemporain. À l’occasion de la sortie de deux albums – "Libres", dialogue avec le pianiste Karol Beffa, et "Music is my Home", fruit de son séjour à La Nouvelle-Orléans (tous deux chez Jazz Village/Harmonia Mundi) –, il improvise des réponses inspirées.
Quel est votre démon ?
Raphaël Imbert: La boulimie. Dans tous les domaines.
La question qui vous tourmente ?
Est-ce que je vais faire vivre ma famille avec ça ?
De quoi doutez-vous ?
De tout, mais je distingue le doute, qui est du côté de la vie et qui porte sur les choses, de la méfiance paranoïaque, qui est du côté de la mort et qui porte sur les personnes.
L’animal que vous préférez à l’homme ?
Aucun. Même si j’ai un faible pour les poulpes, bien placés pour remplacer l’homme dans la chaîne de l’évolution.