Raymond Depardon. Un regard libre
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 114 de Philosophie magazine « Comment vivre avec l’idée de la mort ? », en kiosque le 26 octobre 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Depardon, légende vivante de l’histoire de la photographie, n’a pas son pareil pour photographier et filmer l’immobilité ou l’enfermement. C’est ainsi qu’il a sillonné la France tout au long des années 2000 pour documenter les zones rurales oubliées, dans ses “Profils paysans”. Ou qu’il achève en cette rentrée un triptyque sur les institutions judiciaires et carcérales, commencé avec “Délits flagrants” (1994) et poursuivi avec “10e chambre, instants d’audience” (2004). “12 jours”, au cinéma le 29 novembre, suit huit personnes internées sous contrainte. Et pose la question vibrante : psychiatrie, où en es-tu avec la douleur ?
Enfant, votre héros ?
Spirou, pour son côté voyageur. Et les histoires de l’Oncle Paul. Elles ont fait ma culture !
Une rencontre déterminante ?
Louis Foucherand, à 16 ans. Le photographe qui m’a accueilli à Paris et donné du travail.
Ce que vous retenez de votre éducation ?
Ma jeunesse rurale me sert beaucoup quand je voyage et que je m’approche des gens. Je n’ai pas d’appréhension, j’ai l’impression de les comprendre.
Si vous aviez dû faire un autre métier…