Voltaire caricaturiste de l’islam ?

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Cet article est issu du numéro 87 de Philosophie magazine « Guide d’autodéfense contre le fanatisme », en kiosque le 16 février 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Chantre de la tolérance universelle, Voltaire a-t-il toujours honoré ce principe ?

On taxe souvent d’islamophobe sa pièce Le Fanatisme ou Mahomet le prophète (1736) : ce dernier est dépeint en cruel imposteur, instrumentalisant des jeunes gens fanatiques pour légitimer ses conquêtes. Gardons-nous cependant de tomber dans le même panneau que les dévots de l’époque, en prenant au pied de la lettre cette caricature du prophète (représenté « plus méchant qu’il n’était »). Car les catholiques avaient d’abord applaudi cette critique de l’imposture religieuse avant de s’apercevoir qu’ils étaient les premiers visés : s’il s’en prend au prophète musulman pour échapper à la censure, l’écrivain cible les excès de tous les monothéismes.

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