Notre livre de 2006 : “Après la finitude”, de Quentin Meillassoux

Une recension de Octave Larmagnac-Matheron, publié le

Après la finitude a ouvert une « nouvelle voie », affirmait son préfacier Alain Badiou en 2006. L’ouvrage marque un jalon dans l’émergence du « réalisme spéculatif », courant auquel on a rattaché Ray Brassier ou Graham Harman, pionniers de l’ontologie (philosophie de l’être) orientée sur l’objet. Quel question se cache derrière ce nom étrange ? Quentin Meillassoux s’attaque à l’impasse dans laquelle s’est enferrée à ses yeux la philosophie depuis Kant : « Nous n’avons accès qu’à la corrélation de la pensée et de l’être et jamais à l’un de ces termes pris isolément. » Nous ne connaissons des objets que la manière dont ils apparaissent à des sujets. Et, pourtant, la science parle bien de réalités millénaires qui, antérieures à l’apparition de l’homme, n’ont pu avoir aucun témoin. L’ancestralité est le talon d’Achille du corrélationnisme. 

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