Cinéma

“Avatar 3” : par-delà le mythe du “bon sauvage”

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“Avatar 3” : par-delà le mythe du “bon sauvage”

“Avatar. De feu et de cendres” © 20th Century Studios. Tous droits réservés

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James Cameron revient avec son troisième opus de la saga Avatar. Après les 250 millions d’entrées du premier et les 180 millions du second, le film risque encore d’affoler les compteurs. Comment expliquer un tel succès ?


 

Les (grands) êtres bleus sont de retour. Il y a bien sûr les images époustouflantes, qui depuis 2009 happent le spectateur dans un univers fascinant, celui de Pandora, un astre lointain peuplé de Na’vis, des humanoïdes bleutés en proie à la prédation de colons humains, prêts à tout pour mettre la main sur de juteuses matières premières. Le nouvel épisode renoue avec cet univers : y flottent deux soleils, des roches en lévitation, des mers déchaînées et des canopées à faire rougir ce qui reste de la forêt amazonienne. Le réalisateur James Cameron n’a pas cédé aux sirènes de l’IA générative, et c’est tant mieux. Les toujours aussi belles images sont forgées à l’aide de la motion capture, cette technique consistant à filmer des prises avec des acteurs réels pour ensuite y greffer des éléments virtuels en post-production. Les yeux y trouvent leur compte, non sans devoir parfois retrouver leurs esprits.

C’est une expérience partagée par nombre de spectateurs : on sort de cette superproduction au budget de 400 millions de dollars un peu sonné, comme exfiltré d’un monde parallèle par la porte de sortie. La durée de ce troisième opus joue sans doute dans l’effet de vertige (3h17 tout de même !), l’ultra-violence aussi (cette mouture, comme les précédentes, rentre aisément dans la déjà riche catégorie « film de guerre à voir gaiement en famille »).

Une expérience anthropologique

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