Entre les lignes
« Barack Obama n’est pas noir »
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Cet article est issu du numéro 11 de Philosophie magazine « 11 - été 2007 », en kiosque le 05 juillet 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Debra Dickerson, essayiste américaine (janvier 2007)
La course à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine se jouera probablement entre la sénatrice de New York, Hillary Clinton, et le sénateur de l’Illinois, Barack Obama. C’est-à-dire entre une femme et un Noir. Laquelle des deux « minorités » par tradition acquises à la gauche américaine sera récompensée de son attente ? Au vu du succès rencontré par le premier candidat noir pouvant accéder à la Maison Blanche, cette dernière hypothèse suscite dans les rangs de l’intelligentsia libérale (« de gauche » en langage politique américain) une controverse aussi aiguë qu’ambiguë. La sentence provocatrice de Debra Dickerson, l’auteur du best-seller The End of Blackness, en constitue un signe manifeste. Mais comment oser accuser Barack Obama de n’être pas noir, si sa peau l’est ?