Les robots peuvent-ils vraiment être considérés comme nos esclaves ?
Bruno Maisonnier. “Oui, ils vont nous soulager et même nous améliorer”
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Cet article est issu du numéro 112 de Philosophie magazine « À quoi tient l’autorité ? », en kiosque le 24 août 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Nous avons demandé à trois spécialistes de la robotique si l’hypothèse avancée par Michel Serres leur semblait envisageable. Réponses contrastées.
« Les robots humanoïdes ont une capacité d’interaction et un champ lexical encore très limités. Pepper, par exemple, est un robot avec un visage, des bras articulés et un corps de 1,20 mètre capable d’échanger et d’identifier les émotions de son interlocuteur, mais seulement de façon très rudimentaire. Il est aujourd’hui utilisé dans les boutiques Nespresso au Japon de façon très “cadrée” : il accueille les clients, les interroge sur leurs usages dans un cadre familial et leur propose une cafetière sur la base de leurs réponses. Mais il pourra bientôt servir de robot infirmier capable de surveiller l’état des malades et de leur prodiguer des soins.