Céline Sallette. Pure à cuire

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Cet article est issu du numéro 129 de Philosophie magazine « À la recherche de l’esprit européen », en kiosque le 20 avril 2019. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

La hyène est réputée, à tort, être un charognard cruel. C’est aussi le nom du personnage incarné par Céline Sallette dans Vernon Subutex, l’adaptation en série par Canal+ de la trilogie best-seller de Virginie Despentes. En enquêtrice féroce et tenace, elle crève le petit écran. Sans oublier le grand, puisque l’actrice révélée par Bertrand Bonello dans L’Apollonide. Souvenirs de la maison close en 2012 est aussi à l’affiche de Mais vous êtes fous, le premier film d’Audrey Diwan. Face à son regard d’acier, se sentirait-on comme la proie face à son prédateur ? Non, car Céline Sallette a un autre point commun, bien plus sympathique, avec la hyène : le rire.

Enfant, quels étaient vos héros ?

Coluche. Mon père était fan. Et ce clown, sale gosse, c’est, je crois, la base du métier d’acteur : divertir et mettre en rapport avec la vérité. Qui est toujours choquante et drôle. Et Madonna, qui me faisait mettre des chaussettes dans mon soutif. Nez rouge et seins pointus !

 

Ce que vous retenez de votre éducation ?

Un altruisme forcené. C’est bien, mais tu ne peux pas bien aimer si tu ne t’aimes pas d’abord.

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