Citroën C4 Cactus (2014) / La réinvention de la peau
© PSA - Peugeot Citroën
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 83 de Philosophie magazine « 83 - octobre 2014 », en kiosque le 25 septembre 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Osons une analogie : n’est-il pas possible d’affirmer que les hommes ont réussi à créer des espèces automobiles, qu’ils font évoluer progressivement par adaptation et hybridation, en prenant modèle sur l’évolution des espèces animales ? Cette analogie n’est pas seulement un jeu de l’esprit, elle devient même évidente lorsqu’on observe de près l’anatomie générale des véhicules et qu’on mesure à quel point elle reproduit la morphologie des vertébrés. Une structure interne, la plus rigide possible, comme un squelette (le châssis), des articulations complexes, à l’image d’un genou ou d’une épaule (les suspensions), quatre roues, comme les quatre membres communs à tout le règne, et une peau, enfin, qui se veut membrane, à la fois relativement souple pour absorber les chocs et assez dure pour protéger une intériorité – je veux parler de la carrosserie.