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Cryogénisation : opportunité ou danger ?

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Cryogénisation : opportunité ou danger ?

© Alexandra_Koch / Pixabay

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Une équipe de scientifiques chinois de l’université Fudan, à Shanghai, est parvenue à ranimer, intacts, des tissus cérébraux humains après dix-huit mois passés dans un état de congélation. De quoi accréditer le rêve d’immortalité du transhumanisme grâce à la cryogénie. Faut-il s’en inquiéter ?


C’est une petite prouesse qu’ont réalisée des chercheurs de l’université Fudan, en Chine : ils sont parvenus à congeler pendant dix-huit mois, puis à décongeler sans les endommager des tissus cérébraux humains. Sortis de leur longue stase, les amas cellulaires cultivés en laboratoire étaient parfaitement fonctionnels. L’opération doit son succès à l’injection d’un cocktail chimique baptisé MEDY. « MEDY permettra le stockage fiable et à grande échelle de divers organoïdes neuronaux et de tissus cérébraux vivants, et facilitera une recherche de grande envergure, des applications médicales et le développement de médicaments », résument les scientifiques. On se prend alors à imaginer la possibilité de cryogéniser non seulement des bouts de tissus mais des cerveaux, voire des corps entiers. De quoi alimenter l’un des plus vieux rêves de l’imaginaire transhumaniste.

 

Une porte ouverte sur l’immortalité ?

Au-delà de la faisabilité, encore incertaine de la chose, la cryogénisation pose bien des questions politiques, éthiques et existentielles. Si elle devenait possible, comment transformerait-elle notre rapport aux autres, au monde et à nous-mêmes ? L’un de ses premiers défenseurs, le physicien américain Robert Ettinger, auteur de The Prospect of Immortality (1962 ; trad. fr. L’homme est-il immortel ?, Denoël, 1964), n’y voit rien de moins qu’une porte ouverte sur l’immortalité. 

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