Équateur/ îles Galapagos. L’odyssée de Darwin
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Cet article est issu du numéro 58 de Philosophie magazine « 58 - avril 2012 », en kiosque le 29 mars 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Cet archipel au nom enchanteur abrite une faune unique. Sur cette terre des nouveaux êtres, le naturaliste sera amené à révolutionner notre conception du vivant.
Les paysages les plus rebutants réservent parfois les meilleures surprises. Prenons l’archipel des Galapagos, tout en lave noire et en cratères infernaux : « Rien de moins attrayant que l’aspect de cette île », note impitoyablement Darwin lorsqu’il y pose le pied en septembre 1835. C’est pourtant là, en plein océan Pacifique, que le naturaliste anglais fera des observations décisives, qui le conduiront à élaborer sa théorie de l’évolution des espèces. Mais qu’était-il allé faire dans cette galère ?
Tout commence en 1831, lorsque le jeune Darwin est engagé à bord du Beagle, navire de guerre transformé par la Royal Navy pour cartographier la côte sud-américaine. Désireux de compléter sa formation sur le terrain, le naturaliste en herbe est censé tenir compagnie à l’irascible capitaine FritzRoy, après l’issue tragique de la précédente expédition, qui s’était conclue par le suicide du commandant. Pour celui que l’équipage appelle « le philosophe », la traversée est des plus éprouvantes. Souffrant d’un terrible mal de mer, il doit patienter plus d’un an pour revoir la terre ferme, au Cap-Vert d’abord, puis au gré des escales qui rythment l’exploration.