La petite question

Est-ce grave de détester les vacances ?

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Est-ce grave de détester les vacances ?

Benoît Magimel et François Cluzet dans “Les Petits Mouchoirs”. © EuropaCorp Distribution

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Ne pas aimer les vacances : voilà une chose que l’on avoue rarement ! Et pourtant, il existe des raisons – puissantes – de ne pas apprécier cette période. Découvrons lesquelles avec Pascal… et dédramatisons ce tabou. 


 

Pendant les vacances, on a tous un Max dans son entourage. Max, c’est le personnage de François Cluzet dans le film Les Petits Mouchoirs (2010). Il râle, il bougonne et il s’époumone pendant tout le film. Il a l’air de passer les pires vacances de sa vie – l’épuisement, l’irritation et la mélancolie suintent de tout son être.

Cette tristesse-là, que l’on peut ressentir à l’idée même des vacances, n’a rien d’extraordinaire. Et pourtant, personne n’ose en parler par crainte de passer pour un rabat-joie, ou pire : un peine-à-jouir. Détester les vacances reviendrait à refuser la vie, le plaisir, la joie elle-même.

Entre le trop-plein et le trop-peu

Brisons donc ce discret tabou et tendons de comprendre ce qui pousse certains à haïr les vacances. Une haine incongrue qui peut se diviser en deux catégories, deux « pôles » distincts.

D’une part, il y a ceux qui ont tendance à détester le repos, le vide, la détente totale. Ces derniers voient dans les vacances une forme d’avachissement généralisé, qui transforme tout individu respectable en un être mol et sans volonté. S’ils ne goûtent pas aux plaisirs des vacances, c’est parce qu’ils ne supportent pas la désinvolture et la paresse. C’est notamment ce sentiment qui anime le personnage de Max dans Les Petits Mouchoirs, lui qui passe son temps à secouer ses amis un brin flemmards voire léthargiques. Eux ont soif d’oisiveté tandis que lui veut faire des activités. Cet écart entre sa volonté de mouvement et la lenteur de ses compagnons le rend tout à fait désagréable. S’il déteste les vacances, c’est par crainte de la torpeur.

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