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Et si vous tombiez amoureux du nouvel écrin du musée de la Vie romantique ?
Accrochage lors de la réouverture du Musée de la vie romantique. © Pierre Antoine.
Le 14 février, journée propice à l'expression des sentiments amoureux, pourquoi ne pas déclarer votre flamme… au musée de la Vie romantique, à Paris, qui rouvre ses portes en ce jour, restauré du sous-sol au plafond. Dans notre newsletter culturelle, Ariane Nicolas vous invite à découvrir les lieux.
Ce texte est extrait de notre newsletter hebdomadaire « Par ici la sortie » : trois recommandations culturelles, éclairées au prisme de la philosophie, chaque vendredi soir. Abonnez-vous, elle est gratuite !
« Il s’est mis sur son 31 pour la Saint-Valentin. Après un an et demi de travaux, le musée de la Vie romantique, à Paris, rouvre ses portes, restauré du sous-sol au plafond. Que c’est charmant ! Écrin atypique niché au cœur du IXe arrondissement, ce musée est composé de maisons basses blotties autour d’une cour arborée, tout ce qu’il y a de plus agréable. Le bâtiment principal est l’hôtel Scheffer-Renan, ancienne résidence du peintre Ary Scheffer, qui abrite l’exposition permanente dédiée à l’art romantique revue pour l’occasion.
George Sand dessinatrice
On arpente les lieux comme si l’on rendait visite à un riche collectionneur des années 1830 : tapisseries baroques, mobilier en noyer, statuettes en bronze et moquette fleurie emplissent joliment l’espace, tandis que notre regard glisse de tableau en tableau, le long des murs. Les toiles, essentiellement des paysages et des portraits, sont signées Ary Scheffer, Jean-Jacques Feuchère, Charles Durupt ou encore George Sand, puisque l’écrivaine, qui venait en voisine rendre visite à son ami Ary, crayonnait aussi avec talent. En témoignent ses “dendrites”, paysages imaginaires presque surréalistes, aux fines nervures, qui évoquent les formes apparaissant naturellement sur certaines roches.
Beautés intérieures
Au premier étage, quatre salles thématiques (nature, littérature, sentimentalité, fantastique) rappellent qu’en peinture, le romantisme s’attache moins à l’amour qu’à l’intériorité. “Pour Hegel, l’art romantique évolue dans le sens d'une intériorisation croissante du contenu et des formes, décrypte la philosophe Marie-Andrée Ricard dans cet article. Plus le sujet représente son intériorité, plus il s’humanise et plus le monde se désenchante.” D’où cette impression ambivalente d’une exaltation des sentiments toujours teintée de mélancolie.
Mais il n’y a pas de quoi gâcher la fête : ce samedi, un DJ set gratuit est organisé dans la cour du musée pour la Saint-Valentin. C’est le moment de venir extérioriser son intériorité ! »
➤ Musée de la Vie romantique : 18, rue Chaptal, Paris IXe. Exposition permanente à visiter dès le 14 février. Infos pratiques..