« Jamais nous n’avons été aussi libres que sous l’occupation allemande » Jean-Paul Sartre, « La République du silence »

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Cet article est issu du numéro 14 de Philosophie magazine « 14 - novembre 2007 », en kiosque le 25 octobre 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Loin d’idéaliser cette sombre période, l’intellectuel français loue, dans cet article paru dans les Lettres françaises en septembre 1944, sa définition de la liberté. Au risque du scandale. 

Lois antisémites, travail obligatoire, déportations, censure et répression : sous l’Occupation, la plupart des Français ne semblent avoir été libres que de subir et d’obéir. Rares sont ceux qui ont rejoint la clandestinité et la Résistance, et parmi ces héros, Jean-Paul Sartre ne se place pas au premier rang. Comment le philosophe s’est-il permis une affirmation aussi extravagante ? Veut-il dire que la vie continuait malgré la barbarie, et la fête dans les soirées parisiennes en dépit du couvre-feu ?

Jean-Paul Sartre en six dates

  • 1905. Naissance à Paris. 
  • 1941. Fonde le groupe de résistance Socialisme et Liberté. 
  • 1943. Les Mouches au théâtre de la Cité. Publication de L’Être et le Néant. 
  • 1944. Huis clos au Vieux-Colombier. Reportages pour Combat. 
  • 1956. Rupture avec le PCF après l’insurrection hongroise matée par l’Armée rouge. 
  • 1980. Mort à Paris.
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