Cinéma
James Bond, un sacré numéro
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Cet article est issu du numéro 10 de Philosophie magazine « 10 - juin 2007 », en kiosque le 31 mai 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
L’agent britannique est immuable. Sexiste, un tantinet raciste, il incarne une certaine idée de la virilité qui rassure les fans.
Les fans vous le diront, il n’y a qu’un Bond : James Bond. Le plaisir du spectateur, c’est la reconnaissance de son immuabilité : telle réplique est très Bond ; le martini est toujours shaken, not stirred. 007 est une forme, une idée. Rien en lui n’est jamais trop bondien. Mais de quoi est-il l’idée ?
L’espion inventé en 1953 par Ian Fleming avait une âme. Le cinéma a supprimé cette scorie littéraire : Bond n’a ni appartement, ni famille, ni femme. C’est une force qui va, un héros du cinéma, donc du mouvement. Dans tous les sens du terme, James Bond est l’agent.