Récit

James Bond Stockdale : “Seuls les pessimistes survivent”

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James Bond Stockdale : “Seuls les pessimistes survivent”

James B. Stockdale © United States Naval Institute

Pilote de chasse dans l’aéronavale, James Bond (sic) Stockdale est abattu au-dessus du Nord Viêt Nam le 9 septembre 1965. Il aura tout juste le temps de se dire : « J’en prends au moins pour cinq ans là-dessous. Je quitte le monde de la technologie, j’entre dans celui d’Épictète. » Sa détention durera en fait sept ans et demi. Battu, humilié, torturé, il trouve dans le Manuel, qu’il connaît par cœur, les ressources nécessaires à sa survie.

Quand on lui demandera à sa libération « Qui sont ceux qui n’ont pas survécu au Vietnam ? », il répondra : « Les optimistes. Les gardiens affirmaient que nous allions sortir pour Noël, ensuite pour Pâques, etc. Les optimistes sont morts avec le cœur brisé ». Il ajoutera à propos des tortures et des sévices dont il fut l’objet quasi quotidien durant sa détention : « Je réalisais la vérité de cette idée centrale du stoïcisme : que ce qui brise un homme n’est pas la douleur, mais la honte. » James Bond Stockdale, une philosophie au cœur de l’épreuve.

Voyage d’un stoïcien au bout de l’enfer