Jean-Michel Jarre. Futuriste
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Cet article est issu du numéro 96 de Philosophie magazine « Le bien et le mal, ça s’apprend ? », en kiosque le 21 janvier 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Il dit avoir toujours été « branché » par « les concepts philosophiques » et regretter que la France soit victime d’une vision « thèse, antithèse, synthèse », « carcérale sur le plan intellectuel », même si l’on doit, en un sens, à tant de rigueur la musique classique et donc la musique électronique qui en émane. Musique dont il se pose plus que jamais en Père et fils avec son nouveau concept album en deux tomes intitulé Electronica. Lui qui est « contre les dogmatismes et les Bibles », « cette manière de découper le monde en trois parties » ce n’est pas sa « tasse de thé ». Nous l’avons donc laissé infuser.
Quels penseurs vous accompagnent ?
Nietzsche, Camus, Kerouac, Houellebecq, Baudrillard…
Aimeriez-vous que la France ait un président philosophe ?
J’aimerais plutôt quelque chose comme un consortium de philosophes et d’artistes ! Des saltimbanques et des gens de terrain.
Quel lieu se rapproche pour vous le plus de la cité idéale ?
Prosaïquement, Lyon, où je suis né, car seules les sociétés doubles et locales fonctionnent bien. Allégoriquement, Teotihuacan, au Mexique, pour cette idée que vivants et morts cohabitent.