Pop philosophie

Jim Morrison, Zarathoustra du rock

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Jim Morrison, Zarathoustra du rock

Capture d’écran PM. Couverture et page intérieure (extrait) de L’Anthologie Jim Morrison. © Massot Editions

Il pensait devenir poète, il est devenu par hasard chanteur des Doors, puis une rock star à la fois adulée et haïe, exposée et recluse, électrique, imprévisible, pour le meilleur, pour le pire. Naviguant dans ses contradictions, jouant avec le feu et l’alcool, il trouvait dans l’écriture de poèmes, de notes qu’il jetait dans ses carnets, un repos éphémère, réparant le fil d’une existence qu’il ne cessait de cisailler. 

À l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, le 3 juillet 1971, les éditions Massot publient en français une Anthologie des textes de Jim Morrison. Elles raniment ses écrits en clair-obscur, peuplés d’animaux – n’est-il pas le roi Lézard –, de chamans, de déserts, des paysages de Los Angeles, d’enfants, d’autostoppeurs, d’Indiens, de filles éternelles, enfermés dans les voiles de la mélancolie et de la mort. 

À travers trois moments décisifs de son existence, retraçons l’itinéraire fulgurant et tragique de Jim Morrison, qui a surfé sur les discours d’un Zarathoustra tout en plongeant dans l’intranquillité d’un Héraclite.

Jim Morrison, les trois peaux du “Roi Lézard”