Politique / Royaume-Uni

Julian Baggini : “Dire que la solitude équivaut à être malheureux rend la situation plus difficile”

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Julian Baggini : “Dire que la solitude équivaut à être malheureux rend la situation plus difficile”

Julian Baggini (cc) JurgenNL / Wikimedia Commons

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Cet article est issu du numéro 117 de Philosophie magazine « 117 - mars 2018 », en kiosque le 15 février 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

9 millions d’Anglais souffrent d’isolement selon la Croix-Rouge britannique. Pour le philosophe Julian Baggini, la récente création outre-Manche d’un ministère de la Solitude correspond donc à une nécessité politique. Sinon à un mythe fondateur ?

Comment réagissez-vous à la création d’un « ministère de la Solitude » dans votre pays ?

Julian Baggini : C’est un acte symbolique, une façon d’indiquer que le gouvernement prend le problème au sérieux. La solitude et l’isolement sont des maux généralisés dans la société. Cependant, que les gouvernements puissent faire quelque chose pour les résoudre est moins évident. À l’instar de la pauvreté, ce n’est pas un problème qui puisse être directement traité par des mesures bureaucratiques. Je ne dis pas que les gouvernements n’y peuvent rien. L’une des choses qu’ils peuvent faire est effectivement d’inscrire en priorité cette question à l’agenda politique.

 

La solitude recouvre différentes réalités : le fait d’être seul (l’esseulement), le fait d’être isolé (l’isolement), le sentiment d’être abandonné (la désolation).

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