Julie-Marie Parmentier. Barde rousse
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Cet article est issu du numéro 82 de Philosophie magazine « 82 - septembre 2014 », en kiosque le 21 août 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Sous sa chaleur, Julie-Marie Parmentier cache une forme de violence : « Dans la vie comme au travail, je brûle tout. » À commencer par les planches des théâtres. Elle a aussi prêté sa voix cette année aux lectures de l’Odéon ainsi qu’au Gai Savoir sur France Culture. Au cinéma, elle a été remarquée dans le rôle d’une des sœurs Papin (Les Blessures assassines) et dans Les Adieux à la reine. Elle est le témoin d’un assassinat aux motifs philosophiques douteux dans le dernier film de Raphaël Neal : Fever.
De quoi doutez-vous ?
De tout. J’ai longtemps travaillé dans l’urgence et la panique. Le doute fait partie du métier.
Votre plus grande fortune ?
Je peux tout miser et risquer de tout perdre. Je remise tout, tout le temps.
Quel est votre démon ?
Penser dans l’idéal.
La cité idéale ?
Un empire dans un empire : la famille. Mais tout est à construire.
De quelle illusion vous bercez-vous ?
J’imagine que tout est vain. Sur scène, j’ai le sentiment de tout donner pour rien. Et je donne tout précisément parce que c’est vain… Comme une façon de s’user les ongles sur son cercueil.