Questionnaire de Socrate
Kent. Le vert doyen
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Cet article est issu du numéro 70 de Philosophie magazine « 70 - juin 2013 », en kiosque le 30 mai 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Après un concept-album («L’Homme de Mars») et une compilation rafraîchissant trente-deux ans de carrière («Panorama»), Hervé Despesse dit Kent revient avec «Le Temps des âmes», treize chansons au lyrisme mélancolique et fulgurant. On y retrouve sa plume, qui vaque parfois ailleurs (Enzo Enzo, Johnny, Nolwenn Leroy), ses histoires qui donnent aussi des livres et un ex-punk (Starshooter) qui accepte de vieillir, plus vivant que jamais.
Quel est votre démon ?
La misanthropie. Swift, le créateur de Gulliver, disait : « Je hais et je déteste cet animal qu’on appelle l’homme, encore que je puisse avoir une certaine affection pour John, Peter ou Thomas. » J’essaie de lutter contre ça.
La maxime du bien que vous aimeriez transmettre à vos enfants ?
Carpe diem.
Le penseur qui vous accompagne ?
Arthur Koestler m’a beaucoup touché. C’est l’un des premiers à avoir défendu l’idée qu’on est inachevé, que c’est pour ça qu’on a plusieurs cerveaux, le reptilien, le mammifère, le néocortex, et que leur lutte cause notre malheur.