Hors-série numéro 19, été 2013

Les mythes grecs, pourquoi on n’y échappe pas

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Les mythes grecs, pourquoi on n’y échappe pas

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Pourquoi ils ont été inventés ? Les mythes grecs tels que nous les connaissons, explique la latiniste Florence Dupont datent du XIXe siècle : ce qui n’était qu’un creuset de récits et de fables a été érigé à l’âge moderne en un système figé de représentations et de pensée archaïques de portée universelle : « Le mythe est une invention moderne »

Pourquoi on n’y échappe pas ?

Parce que  les mythes décrivent les rouages  d’une mécanique aussi implacable que déconcertante qui est au cœur de ce que l’on nommait auparavant la destinée et qui s’appelle aujourd’hui le Réel c’est à dire, démontre le philosophe Clément Rosset en s’appuyant sur les actions du malheureux Œdipe, « ce à quoi on ne peut jamais échapper ».

Pourquoi ils irriguent la philosophie

D’abord parce que La philosophie elle-même, remarque Heinz Wismann naît de sa sécession avec la mythologie. Ensuite, parce que les mythes sont d’une plasticité et d’une polysémie exceptionnelle : Quand Platon s’empare de Prométhée, c’est pour l’asservir à son propos.  Et de Freud à Lacan ou de Hegel à Gilles Deleuze, les plus grands philosophes ont fait de même, utilisant qui Œdipe, qui Ariane, comme autant de porte avions pour lancer leurs concepts.

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