Florilège

Les philosophes et l’été

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Vincent Van Gogh, “La Méridienne” ou “La Sieste”. D’après Millet, 1890

Vincent Van Gogh, “La Méridienne” ou “La Sieste”. D’après Millet, 1890. © Imagno/La Collection

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L’été, qui s’ouvre aujourd’hui, a fasciné bien des penseurs et des poètes, sensibles au climat de joie et de mélancolie qui se dégage de la chaleur et de la lumière estivale. Petit florilège, de Ralph Waldo Emerson à André Gide en passant par René Char ou Shakespeare. 

 

« Quand l’été s’ouvre, j’observe à quelle vitesse il mûrit et je crains qu’il ne soit court ; mais après les chaleurs de juillet et d’août, je me réconcilie avec la fraîcheur de l’automne » 

 

Ralph Waldo Emerson, Selected Journals: 1820-1842 (2010)

 

« L’été : un éblouissement comme est la neige, / Celle qui vient légère et ne dure pas, / Et rien de nous n’en trouble la lumière / D’eau qui s’est condensée puis s’évapore » 

 

Yves Bonnefoy, Les Planches courbes (2001)

 

« L’homme, ayant découvert le feu […] entretient une sorte d’été au milieu de l’hiver »

 

Henry David Thoreau, Walden ou la Vie dans les bois (1854)

 

« Te comparerai-je à un jour d’été ? Tu es plus aimable et plus tempéré. Les vents violents font tomber les tendres bourgeons de mai, et le bail de l’été est de trop courte durée. Tantôt l’œil du ciel brille trop ardemment, et tantôt son teint d’or se ternit. Tout ce qui est beau finit par déchoir du beau, dégradé, soit par accident, soit par le cours changeant de la nature. Mais ton éternel été ne se flétrira pas et ne sera pas dépossédé de tes grâces »

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