Souvenirs, souvenirs…

“Mon cher petit…” L’émouvante correspondance entre Camus et son instituteur, Louis Germain

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“Mon cher petit…” L’émouvante correspondance entre Camus et son instituteur, Louis Germain

© Éditions Gallimard

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Albert Camus a adressé son discours de réception du prix Nobel de littérature à son instituteur, Louis Germain (1884-1966). Leur correspondance, pour partie inédite, vient de paraître sous le titre « Cher Monsieur Germain… » (Folio, Gallimard, 2022). Un échange émouvant, qui mêle souvenirs, tendresse et réflexions sur les valeurs fondamentales de l’éducation.

 

Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Un an plus tard, son père meurt à la guerre. C’est à son instituteur Louis Germain, guide, maître et père spirituel, qu’il doit la possibilité de poursuivre des études malgré la précarité de la situation familiale. Cet acte fondateur de l’histoire de l’écrivain trouve, des années plus tard, un splendide écho dans la correspondance entre les deux hommes.

 

Un regard nouveau porté sur le « cher Petit » Camus

On connaît Camus le journaliste, le résistant, l’écrivain et même l’amant passionné. On découvre ici le lien très fort qu’il a conservé avec son premier professeur, celui-là même à qui il a dédié son discours de Stockholm. Et qui semble le connaître mieux que ses biographes. Dans une lettre à son « cher Petit », il formule lui-même une réponse à la question : qui est Camus ? « J’ai l’impression que ceux qui essayent de percer ta personnalité n’y arrivent pas tout à fait. Tu as toujours montré une pudeur instinctive à déceler ta nature, tes sentiments. Tu y arrives d’autant mieux que tu es simple, direct. Et bon par-dessus le marché ! Ces impressions, tu me les as données en classe. […] Je crois donc bien connaître le gentil petit bonhomme que tu étais, et l’enfant, bien souvent, contient en germe l’homme qu’il deviendra. »

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