Nouvelle-Guinée. Eau de l’homme

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Cet article est issu du numéro 92 de Philosophie magazine « Pense-t-on mieux seul ou à plusieurs ? », en kiosque le 20 août 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Cette substance joue un rôle central lors de rituels d’initiation des jeunes garçons. Une subversion du genre avant l’heure?

Dans les années 1980, alors que l’universalité de la différence des sexes et la notion du genre commençaient à être questionnées, l’anthropologue américain Gilbert Herdt fit connaître le rite d’initiation des garçons chez les Sambia de Nouvelle-Guinée dans Guardians of the Flutes (non traduit). Entre 7 et 10 ans, à l’« âge de raison », les garçons sont séparés de leur mère pour rejoindre la « maison des hommes ». Là, jusqu’au mariage, ils sont soumis à des rites homosexuels : ils absorbent du sperme d’homme par la bouche et l’anus, puis, devenus jeunes initiés, ils en distribuent à leur tour aux plus jeunes tout en continuant à en recevoir des plus grands.

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