Passage à l'acte

Odon Vallet. À quoi bon donner sa fortune?

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Odon Vallet. À quoi bon donner sa fortune?

© Édouard Caupeil/MYOP pour PM

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Cet article est issu du numéro 34 de Philosophie magazine « 34 - novembre 2009 », en kiosque le 29 octobre 2009. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

L’argent d’Odon Vallet fait le bonheur. Celui d’étudiants sans le sou pour lesquels il a créé sa Fondation. Sans illusion sur la vanité de l’existence, ce philanthrope désenchanté espère que son mécénat aura valeur d’exemple.

Riche héritier, Odon Vallet aurait pu choisir une vie de rentier. Il ne l’a pas fait. Il préfère aider des étudiants étrangers désargentés. Peut-être en souvenir de l’histoire de son père, issu d’un milieu modeste, qui a rencontré de grandes difficultés pour financer ses études mais a eu la chance de revenir indemne de la Grande Guerre. « À l’époque, plaisante à peine Odon Vallet, les cimetières étaient les meilleurs vecteurs d’ascension sociale. » Ceux qui rentraient vivants trouvaient un emploi. En 1954, Jean Vallet, devenu directeur de la compagnie d’assurances La Populaire, meurt dans un accident de voiture. Encore enfant, son fils Odon hérite d’un important patrimoine et refuse cette vie de millionnaire. Aujourd’hui encore, son salaire d’enseignant et ses droits d’auteur lui suffisent. « Je ne suis pas certain que la vie de rentier soit une vie heureuse. » L’ombre de son grand-père maternel, aristocrate malheureux, l’en détourne. Il préfère embrasser une double carrière de professeur et d’historien des religions, prenant régulièrement position dans les médias.

Odon Vallet en six dates

  • 1947. Naissance à Paris. 
  • 1954. Mort accidentelle de son père. 
  • 1985. Docteur en science et droit des religions. 
  • 1989. Vente de la compagnie d’assurances paternelle. 
  • 1999. Création de la Fondation Odon-Vallet, sous l’égide de la Fondation de France. 
  • 2009. Publication de son ouvrage, Les Enfants du miracle (Albin Michel).
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