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Œdipe avec ou sans complexe

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Cet article est issu du numéro 1 de Philosophie magazine « 1 - avril/mai 2006 », en kiosque le 30 mars 2006. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Le mythe est connu : Œdipe, en tuant son père et en épousant sa mère, actualiserait le désir inavouable de l’enfance, considéré par Freud comme la structure élémentaire de notre psychisme. Le Complexe d’Œdipe, de Mélanie Klein (1882-1960), réunit deux textes (1927 et 1945) issus des Essais de psychanalyse. La psychanalyste s’y désolidarise de Freud en avançant l’âge de l’œdipe, et donc le moment de la constitution du Surmoi. Klein contre Freud, d’un côté ; psychanalyse contre psychologie historique, de l’autre : Vernant et Vidal-Naquet, dans la réédition d’Œdipe et ses mythes, se montrent implacables envers l’usage psychanalytique des mythes grecs, dénonçant les grossiers contresens induits par le mépris du « contexte – historique, social, mental – qui donne au texte tout son poids de signification ». Pour les hellénistes, le héros tragique n’a rien d’« un client couché sur le divan ». 

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