Entre les lignes

« Quand le pouvoir absolu se trompe, il se trompe absolument »

Temps de lecture : 3 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 10 de Philosophie magazine « 10 - juin 2007 », en kiosque le 31 mai 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

François Bayrou, au soir de l’élection de Nicolas Sarkozy, le 6 mai 2007

Les prochains mois diront si l’émergence du centre emmené par François Bayrou sous la forme du Mouvement démocrate correspond à la naissance d’une force politique, notamment de cette troisième voie qu’ont recherchée, telle la pierre philosophale, des générations de sociaux-démocrates ou de démocrates chrétiens. Ce qui est certain, c’est que l’ancien président de l’UDF sait frapper juste. Prévenir Nicolas Sarkozy des risques du pouvoir, c’est évoquer la fable du scorpion et de la grenouille : alors qu’elle fait jurer au scorpion qu’il se tiendra tranquille si elle accepte de le prendre sur son dos pour traverser la rivière, celui-ci, au beau milieu, la pique mortellement. « C’est absurde, fait remarquer la grenouille, tu avais promis de ne pas le faire et on va se noyer tous les deux. » « Je sais, répond le scorpion, mais c’est dans ma nature. »

Cet article est réservé aux abonnés