Parcours

Rachid Taha. Rocker en transit

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Rachid-Taha

Rachid Taha en 2007 (cc) Erinc Salor / Flickr

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Cet article est issu du numéro 20 de Philosophie magazine « 20 - juin 2008 », en kiosque le 29 mai 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Ce voyageur et lecteur itinérant trouve dans les analyses de Derrida sur le cheminement ou dans celles de Deleuze sur la déterritorialisation l’écho de ses propres migrations.

Rachid Taha est un rocker atypique qui use des mots autant que de la musique pour exprimer une existence placée sous le signe de la migration. Son parcours, tant artistique que personnel, est marqué par le départ. En 1968, sa famille part d’Algérie pour la France. Il parle avec admiration du courage qu’il a fallu à son père, après la guerre, les blessures familiales, pour quitter un pays meurtri : « Il voulait donner une meilleure vie à ses enfants et réaliser un désir de démocratie et d’éducation. D’une manière générale, je pense que partir est un acte philosophique qui n’est pas à la portée de tous. » En passant des madrasas oranaises aux écoles catholiques françaises, Rachid Taha acquiert les rudiments de l’anticonformisme : « Les plus grands contestataires de la religion sont passés par les institutions religieuses. Prenez Nietzsche, son père enseignait la théologie ! »

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