Dissidence

Ramin Jahanbegloo. Un esprit libre

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Cet article est issu du numéro 4 de Philosophie magazine « 4 - oct./nov. 2006 », en kiosque le 28 septembre 2006. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande », écrivait Jean-Paul Sartre en septembre 1944 dans Lettres françaises. « Je me suis approprié cette phrase », expliquait, en février, le philosophe iranien Ramin Jahanbegloo. Dans un entretien[1], il précisait trouver la formule adaptée à la situation de son pays. Il a pu en tester les contraintes puisque ce professeur à l’université de Téhéran, âgé de 45 ans, a passé quatre mois dans la prison d’Evin. Il était accusé d’avoir soutenu la « révolution de velours », le (supposé) complot des États-Unis pour renverser le régime des mollahs via les intellectuels. Sa libération, le 30 août, semble liée à une confession que le philosophe aurait écrite et dans laquelle il reconnaîtrait avoir été manipulé, à son insu, par un réseau d’activistes étrangers.

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